Didier Delahaye sings Cohen

(français suit)

Songs+of+Leonard+CohenMy name is Didier Delahaye and I am Canadian, but it was in France where I grew up that I discovered Leonard Cohen, at about the same time than the rest of the world did, with The Songs of Leonard Cohen. Up to that point, I had been teaching myself guitar with the songs of Georges Brassens. Here was an interesting alternative, equally simple in its delivery, with depth behind it. Words counted, and they were in English, offering a challenge. From then on, the songs of Leonard Cohen and I became close companions.

As the years passed, I grew older and that helped understand the songs better. I also moved to northern Canada and having English as my working language helped even more. When I began performing, I had never entertained making a career of it. The moment simply presented itself to share something with more than friends and to do it in French. So I did, and I gave Leonard Cohen the French voice of my roots, and of the Montreal scene whence he came. Befitting the music, a female friend’s voice echoed mine and together we sang our songs, his songs.

This led me on the path of translating Brassens into English, which is another story. With that underway, the time has come to revisit Leonard Cohen’s songs. I went back to my translations and added to them. I submitted them to Cohen’s approval, which he kindly gave, and I now share them, as well as my takes on the originals. It is not that Leonard Cohen needs my help to find an audience, he’s doing just fine, but the ears who do listen to him might enjoy a new voice and the ones who don’t might find songs worth discovering. As for me I just enjoy singing them again.

Didier Delahaye chante Cohen

Je suis un canadien errant mais c’est en France, où j’ai grandi, que j’ai découvert Leonard Cohen, à peu près en même temps que le reste du monde, en écoutant The Songs of Leonard Cohen. Jusqu’alors, je m’enseignais la guitare avec les chansons de Georges Brassens. Une alternative se découvrait, tout aussi simple dans sa présentation que fascinante dans sa richesse. Non seulement les mots comptaient, mais ils étaient de surcroît en anglais, ce qui ajoutait un défi. Les chansons de Leonard Cohen et moi devinrent bons amis.

wholalaAu fil des ans j’ai vieilli et mieux saisi le sens de ces chansons ; de vivre en anglais, au Nord du Canada où je m’étais installé, aidait aussi. Quand je suis monté, sur le tard, sur scène, ce n’était pas parce que j’avais rêvé d’en faire carrière, mais tout simplement parce que l’occasion se présentait de chanter à un cercle plus grand que celui de mes proches, et de le faire en français. J’ai choisi d’offrir les chansons de Cohen, que tout le monde connaîssait à un degré ou un autre, dans ma langue maternelle qui est aussi celle du Montréal dont Cohen est issu. Une amie à la voix qui s’y prêtait s’est jointe à moi, et c’était parti, nous chantions nos chansons qui sont les siennes.

Traduire Cohen en français m’a amené à traduire Brassens en anglais, ce qui est une autre histoire. Maintenant que celle-ci suit son bonhomme de chemin, le temps était venu de se pencher de nouveau sur Cohen. J’ai dépoussiéré mes traductions, me suis penché sur d’autres, et je les ai envoyées à Leonard Cohen pour son assentiment, qu’il a accordé. Maintenant je les partage, ainsi que mes interprétations tant que j’y suis. Ce n’est pas que Cohen ait besoin de moi pour se trouver un public, il s’en sort très bien. Mais si ceux qui aiment ces chansons se plaisent à les entendre sous une autre voix, et que ceux qui ne les connaissaient pas ou mal arrivent à les découvrir, tant mieux. Quant à moi, je trouve un nouveau plaisir à les chanter.